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Bienvenue à la Bourdonnette

Free spirit, free dance…

Interview avec Sara Espinoza et Yanira Buchs, 2 des 4 membres de la Mezcla

Pourquoi avez-vous décidé de créer un groupe de danse ?
Yanira : On s’est rencontrées il y a 5 ans dans l’école de danse Deekay à Lausanne et il y a environ 2 ans que nous avons décidé de fonder un groupe pour pouvoir vraiment faire ce qui nous plait et mélanger divers styles de danses, hip hop, krump, dance hall, break dance, d’où notre nom « la Mezcla ». Suivre des cours c’est bien, mais à un moment donné il faut oser faire SON truc, même si on a un peu peur de se lancer.
Pourquoi avez-vous choisi de venir vous entrainer à la Bourdonnette ?
Sara : J’ai vécu de 2 à 12 ans dans le quartier et c’est ici que j’ai commencé à prendre des cours de danse. A l’époque le cours coûtait 1-2 francs. Ces dernières années J’ai fait deux voyages importants au Chili et aux Etats Unis, où j’ai hyper dansé, surtout le Krump. Cela vient de Los Angeles. Il y a d’ailleurs un très bon documentaire incroyable de David Lachapelle qui s’intitule « Rize ». C’est une danse, qui de l’extérieur, semble hyper agressive, car c’est des mouvements hyper puissants et rapides. Cela a beaucoup d’origine des danses africaines et les danseurs peuvent être comme en transe parfois. C’est très impressionnant, donc cela ne plait pas à tout le monde. C’est une danse qui te pousse à prendre tout ce que tu as de négatif à l’intérieur en l’extériorisant d’une manière positive. Tu exprimes tous tes problèmes, à aucun moment tu peux être féminine ou jolie.. C’est tout un état d’esprit. La plupart du temps on met du Krump dans nos chorégraphies, car les trois on adore.
Donc déjà en voyage je visualisais venir louer la salle ici en proposant un projet. Pour nous c’est vraiment une chance car c’est très difficile d’avoir une salle à Lausanne.
Qu’est ce que vous avez-envie de transmettre ?
Yanira : Il y a vraiment une notion de partage. D’abord au sein du groupe, on partage qui on est, nos différentes influences, par exemple je fais aussi beaucoup « de house dance». Et chaque pas de danse sort de notre personnalité. Faire des spectacles c’est partager avec les autres ce que l’on a partagé entre nous.
Sara : On a déjà tous, en tant que danseurs, un point commun, c’est cette adrénaline lorsque l’on se présente sur scène.
Très vite le côté social nous est paru évident. On a commencé à donner des stages, en autre dans un foyer pour requérants d’asile mineurs. Tout ce qui est en lien au social est fondamental pour nous et on aimerait mettre plus projets en place. Ce que l’on veut transmettre c’est que dans la danse tu peux tout exprimer sans parler. Tu danses, tu transpires et cela te permet d’extérioriser tes sentiments. On a envie de toucher plein de publics différents et notamment des gens qui n’auraient pas forcément accès à la danse.. On a envie de favoriser le mélange et être accessible à tous.
Quelles sont vos origines ?
Yanira : nous avons les trois un parent suisse et un parent latino. Ma mère vient d’Equateur et depuis toute petite je la vois danser la salsa, la bachata et toutes les danses latines c’est ce qui m’a ancrée dans la danse. On utilise souvent des mélanges de musiques de style latino et urbaines dans nos chorégraphies.
Sara : nos racines latines sont un point commun en plus entre nous. On est aussi conscientes que d’être suisses et de vivre en Suisse nous donne d’autres possibilités que dans nos pays d’origine. Cela nous a déjà traversé l’esprit d’aller vivre en Amérique du Sud, car là-bas c’est plus facile de se démarquer, par contre au niveau du sérieux professionnel, c’est une chance d’être en Suisse.
Comment aimeriez-vous plus vous impliquer dans le centre ?
Yanira : personnellement j’adore donner des cours ici et on aimerait aussi créer des événements autour de la danse de manière régulière afin de donner plus envie aux enfants et jeunes du quartier de danser.
Vous pouvez retrouver la Mezcla sur :
https://youtu.be/L676ucUqIhI
https://youtu.be/jtIfZ_UsZz4
https://youtu.be/dpqloKnKm78

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